Conversations - Le Petit ConLes Conspirateurs
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Extraits du Texte

« …J’avais une insulte entre les cuisses.
Je le voyais ce con posé là
et je me disais
que pas un seul d’entre nous ici vivant
pas un
n’y est pas passé par cette petite ouverture.
Je le voyais ce con posé là
et je me disais
que la plupart des hommes passent leur vie entière
à essayer d’y entrer encore et encore.
Je le voyais ce con posé là
et je sentais,
j’avais envie que quelqu’un vienne visiter mon insulte.
Je voulais être comprise. »

« …Je rêvais d’un homme
d’un seul
l’unique
toute dévouée à lui que je pensais.
Des fois je le vois arriver
la barbe au vent
nu comme un ange
les bras ouverts
avec au bout de chaque bras
des mains puissantes qui ont accomplies toutes les batailles
des mains tellement puissantes que même une caresse
comme ça
pour rien
elles savent la donner. »

« …Ça a duré 9 mois.
Oui, oui, 9 mois.
Seule et pourtant
avec deux cœurs à l’intérieur.
Seule
le con tenu
les tripes balbutiantes
les bobines en émoi
l’ébauche d’un printemps dans mon fleuron.
Mon désir écorché avait transformé
mes souterrains en un véritable océan.
Mon con devenait le dôme divin
l’antre de la vie
le sacre du printemps.
Je consacrais donc. »

« Et là
dans ce dénivelé de blanc
il y avait à côté de moi une vieille
une très vieille femme
toute fripée.
Je ne savais pas trop si elle était vivante
elle ne bougeait pas
elle avait un petit sourire coincé dans une ride. »




© Cyrille Altan 2008