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La densité du texte nous a conduit vers une scénographie dépouillée.
L’espace scénique est une boite noire dans laquelle le public s’immisce pour entendre les considérations d’une femme. Celle-ci se déplace dans un espace défini par un triangle.
A l’une des pointes de celui-ci (fond de scène), deux cubes noirs signifient le canapé, la chaise, la table, le lit, une assise… à la guise des projections de chacun.
Un halo teinté de rouge en avant-scène éclaire l’autre pointe où un micro est installé pour les chansons. C’est un domaine hors temps narratif, où seule la musique et la métaphore verbale bercent les pensées des spectateurs, nous pourrions nommer ceci : massage verbal et mélodique.
La circulation en avant-scène sur l’une des tranches de ce triangle est le lieu des confidences adressées directement au public. Certains (d‘après les dires du public) se sentiront avalés par la comédienne à cause de la proximité de celle-ci (mais qui avale qui?).
Le musicien est installé hors du triangle côté cour (ou cœur, selon le sens que l’on veut bien y mettre). Le piano, les saxophones et le cajon sont visibles.
Le musicien/comédien accompagne le récit en musique et provoque les ruptures.
Il représente l’homme et réagit aux dires de la femme.
La complicité bienveillante des deux interprètes permet d’étirer les tensions intrinsèques du couple dramatique.
C’est ainsi que nous avons en parallèle l’histoire passée que la femme raconte (le temps du récit) et l’histoire présente (le temps immédiat) qui se joue entre l’homme et la femme.
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